Ah le cunnilingus, une pratique si agréable autant pour la femme que pour l’homme. Et pourtant, vous seriez surpris du nombre de mecs (et de nanas, étonnement) qui ont du mal à le faire correctement. Déjà faut s’y retrouver, ensuite il faut faire monter le plaisir, puis faut y aller… Et pour beaucoup, c’est juste trop.
Donc, si vous voulez savoir comment faire un bon cunni, c’est par ici !
Avant
On a divisé cet article en 3 parties :
– L’avant cunni : les connaissances qu’il faut d’une vulve, la préparation et comment s’y prendre pour l’exciter.
– Pendant le cunni : toutes les techniques, positions et conseils pour qu’elle prenne du plaisir.
– L’après cunni : ce qu’il se passe ensuite et les petites choses à savoir pour qu’elle continue de prendre du plaisir, même après un orgasme.
Donc là, on commence avec la préparation et tout ce qu’il se passe avant un cunnilingus.
Anatomie d’une vulve
Avant même de savoir faire un bon cunni, il faut savoir ce qu’est une vulve, ce qu’est le clitoris et surtout, où ça se trouve tout ce bordel. Pour vous la faire simple, voici une illustration qui vaut mieux que tous les mots du monde :

- Capuchon du clitoris
- Clitoris
- Lèvres externes
- Urètre
- Lèvres internes
- Anus
- Entrée du vagin
- ???
Pour faire simple, lors d’un cunnilingus, la zone principale que vous allez lécher/toucher lors d’un préliminaire est le clitoris ainsi que les lèvres internes, car ce sont les deux zones les plus érogènes du pubis d’une femme. Sachez que pour plus de 20% des femmes déclarent préférer le cunnilingus à toute autre forme de sexe et que c’est d’ailleurs la seule manière pour une grande majorité des femmes d’atteindre l’orgasme.
La préparation
Maintenant que vous savez à quoi ça ressemble une vulve, parlons de ce qu’il faut faire pour se préparer et recevoir un cunni. Mais avant même de parler de langue, de rythme ou de technique, faut comprendre un truc simple : un bon cunni, ça se prépare mentalement et physiquement, car une femme qui n’est pas détendue, pas excitée, pas en confiance, vous aurez beau être motivé, ça va pas marcher de ouf. Le cunnilingus, c’est pas “je baisse la culotte et j’attaque”, c’est une montée progressive.
La première vraie préparation, elle est mentale. Avant même de descendre, il faut qu’elle se sente désirée, regardée, sexy. Quelques mots bien placés, des baisers, des caresses, prendre le temps de toucher sans chercher directement à lui faire un connu. Beaucoup de mecs veulent “bien faire” trop vite, alors que ce qui excite vraiment, c’est l’attente. Plus vous faites durer ce moment, plus son corps se met en condition et quand une femme est déjà excitée et mouillée avant même que votre bouche arrive, vous partez avec une énorme longueur d’avance.

La deuxième partie c’est l’aspect physique, dont l’hygiène. Personne n’a envie de se concentrer sur des odeurs ou des sensations désagréables. Une douche avant, c’est la base, pour elle (comme pour vous d’ailleurs). Pas besoin d’en faire des tonnes, mais un minimum de propreté, ça enlève un gros frein mental autant pour elle que pour vous. Et contrairement à ce que certains pensent, les femmes se posent souvent autant de questions que les hommes là-dessus. Donc plus l’ambiance est saine et détendue, plus elle lâchera prise.
La dernière chose, c’est votre état d’esprit à vous. Un cunni, c’est pas une performance, ni un examen à réussir. Si vous y allez stressé, pressé ou focalisé sur “faut qu’elle jouisse”, elle va le ressentir direct et risque de se braquer par peur de ne pas y arriver. Le bon mindset, c’est : je prends plaisir à lui en donner et c’est tout. Quand vous abordez le cunnilingus comme un moment de partage plutôt qu’une mission, tout devient plus simple… et beaucoup plus agréable pour vous deux.
Pendant
Bon, maintenant, on s’attaque au lourd : le pendant. Les préparations sont faites, la tension est là, le plaisir aussi, vous avez la tête entre ses jambes, mais problème, vous hésitez sur l’approche. Pas de souci, on vous explique comment faire avec des techniques de base.
Les 5 techniques pour un cunni réussi
- L’approche lente : première règle…on n’attaque pas le clito direct. Commencez avec ce qu’il y a autour. Lèvres internes, lèvres externes, intérieur des cuisses. Faites comprendre à son corps ce qui arrive sans le brusquer. Cette approche progressive fait monter l’excitation beaucoup plus efficacement que si vous arrivez langue tendue dès la première seconde.
- Ayez la langue souple : un bon cunni, ce n’est pas une langue dure qui tape partout. C’est une langue souple, vivante, qui glisse, qui caresse. Pensez mouvements lents, réguliers, contrôlés. Haut-bas, petits cercles, variations légères. Pas besoin d’en faire trop : ce sont souvent les gestes simples, bien maîtrisés, qui font le plus d’effet. Et surtout (surtout), si vous voyez qu’elle réagit bien à un mouvement… ne changez pas.
- Le clitoris, oui… mais attention : le clitoris est la zone clé certes, mais aussi la plus sensible. Le lécher trop fort ou trop vite trop tôt peut casser le plaisir. Commencez léger, presque en surface, puis augmentez progressivement la pression et le rythme. Observez ses réactions : respiration, bassin qui bouge, gémissements. C’est elle qui vous dit quoi faire, sans parler. Vous êtes là pour écouter avec votre bouche.
- Gardez le rythme : le plus gros piège pendant un cunni, c’est de changer de rythme au mauvais moment. Quand vous sentez que le plaisir monte, que son corps se tend, que ça devient incontrôlable… tenez le rythme. Ne partez pas sur une autre technique “pour varier”. Ce n’est pas le moment d’innover. La régularité, à ce stade, vaut mille fantaisies.
- Utilisez le reste de votre corps : un cunni réussi, c’est un ensemble. Pendant que la langue bosse, les mains peuvent caresser, tenir les cuisses, effleurer le ventre, voire accompagner avec un doigt si elle aime ça. Les lèvres peuvent embrasser, souffler, faire des pauses stratégiques. Ces micro-pauses relancent le désir et évitent aussi la fameuse crampe de mâchoire…
Les meilleures positions
Oui, il y a des tonnes de positions différentes pour faire un cunni, mais la position la plus simple (et souvent la plus efficace) reste celle où votre partenaire est allongée sur le dos, jambes écartées, pendant que vous êtes entre ses cuisses (coquin). C’est basique, mais ça marche pour une bonne raison : vous avez une vue parfaite, un accès facile au clitoris et aux lèvres, et surtout vous pouvez tenir la durée sans vous exploser la nuque. Le confort, c’est sous-coté, mais un cunni qui dure, c’est souvent un cunni qui fait jouir.

Si vous vous sentez l’âme aventureuse, une autre position très appréciée est celle où elle est assise au bord du lit ou d’une chaise, vous à genoux devant elle. Là, on est sur quelque chose de plus intense mentalement. Le face-à-face, le regard, la sensation de contrôle (ou d’abandon), ça joue énormément sur l’excitation. En plus, cette position permet de varier facilement entre langue, bouche et mains, tout en gardant un rythme régulier.
Enfin, pour celles qui aiment guider et prendre un peu plus le contrôle, il y a la position où elle se place au-dessus de votre visage. Plus physique, plus engagée, mais aussi très efficace quand elle sait ce qu’elle aime. Elle peut gérer la pression, le rythme, l’intensité. À réserver aux partenaires à l’aise et en confiance, mais quand ça fonctionne, c’est souvent explosif.
Écoutez votre partenaire
Finalement, si vous voulez la faire jouir ou lui procurer le plus de plaisir possible, la bonne chose à faire c’est de l’écouter pendant que vous lui faites un cunni. Alors on évite de lui poser vingt questions toutes les trente secondes, on essaye plutôt d’observer son corps. Sa respiration s’accélère, son bassin bouge, ses mains se crispent, ses gémissements changent : tout ça, c’est du feedback en direct. Si elle se cambre et se rapproche de votre bouche, vous êtes sur la bonne voie. Si elle se tend ou se retire légèrement, c’est qu’il faut ajuster. Le corps parle toujours, encore faut-il prendre le temps de l’écouter.
Cependant, si elle est en confiance, elle peut vraiment vous parler. Un “oui”, un “continue”, un “plus doucement” ou même un geste pour vous guider. Prenez-le comme un cadeau, pas comme une critique. Une femme qui ose guider, c’est une femme à l’aise et investie dans le plaisir. Le meilleur cunnilingus n’est jamais celui où vous “faites tout bien”, mais celui où vous vous adaptez en permanence à ce qu’elle ressent au bon moment.
Après
Votre partenaire a joui (ou non d’ailleurs) et maintenant vous ne savez plus quoi faire ? Contrairement aux hommes, une femme peut jouir plusieurs fois d’affilée ou simplement continuer, encore et encore… Voici donc quelques petits conseils pour profiter d’un après-cuni.
L’après cunni c’est quoi ?
L’après cunni, c’est le moment juste après l’orgasme, et contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n’est pas “fin de mission, rideau”. Il faut savoir qu’après une jouissance, le clitoris peut devenir hypersensible, parfois même presque douloureux. Donc on ne s’acharne pas, on ne continue pas “pour voir”. Si elle vous repousse doucement ou vous enlève la tête, c’est normal. À ce moment-là, le mieux à faire, c’est de rester proche : caresses, baisers, contact peau contre peau. Le corps redescend, le plaisir se diffuse, et c’est souvent très agréable.

L’après cunni, c’est aussi un moment de connexion. Un regard, un sourire, une phrase simple, ça compte énormément. Ça permet à la femme de se sentir désirée et respectée, pas juste “consommée”. Et selon l’envie, soit on en reste là, soit on enchaîne sur autre chose, soit on inverse les rôles. D’expérience, je peux vous dire que beaucoup de femmes adorent la pénétration juste après avoir joui…
À votre tour
À votre tour, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le cunnilingus n’est pas un acte à sens unique, ni un sacrifice héroïque. Si vous avez pris plaisir à lui en donner, alors il n’y a rien de bizarre à avoir envie d’en recevoir aussi. Beaucoup de femmes aiment faire une fellation en retour (voir notre article sur comment faire une bonne fellation pour vous mesdames), surtout quand elles se sont senties écoutées, respectées et vraiment comblées. L’important, c’est de laisser les choses venir naturellement, sans pression ni attente déguisée.
Et parfois, “à votre tour” ne veut pas forcément dire sexe oral immédiat. Ça peut être des caresses, un rapport, un moment de tendresse, ou juste rester collés l’un à l’autre. Le vrai win, c’est que le cunnilingus devienne un échange, et non une performance ou une monnaie d’échange. Quand le plaisir circule dans les deux sens, sans obligation, l’expérience est toujours plus intense… et beaucoup plus agréable pour tout le monde.
Et voilà ! Vous savez tout ce qu’il faut savoir (outre l’expérience même) pour faire un bon cunni. Il ne vous reste plus qu’à attendre ce soir pour retrouver votre chéri.
FAQ du cunni
Combien de temps doit durer un cunnilingus ?
Alors, y’a pas de temps « imparti », mais dans un cunni, il faut savoir prendre son temps. Pour certaines femmes, 5 minutes bien faites suffisent, pour d’autres il faudra 10, 15, parfois plus. Le vrai problème, ce n’est pas la durée, c’est la précipitation. Si vous commencez trop vite ou si vous bâclez, elle n’aura pas le temps de monter en excitation. Mieux vaut un cunnilingus un peu long et régulier qu’un cunni expédié parce que “ça fait déjà un moment”.
Faut-il se concentrer uniquement sur le clitoris pendant un cunni ?
Non, et c’est une erreur très fréquente. Le clitoris est important, oui, mais c’est pas un îlot non plus… Les lèvres internes, externes, l’entrée du vagin, l’intérieur des cuisses participent aussi au plaisir. En vous focalisant uniquement sur le clito, surtout trop tôt, vous risquez de saturer la sensation. Le meilleur combo, c’est alterner.
Quelles sont les erreurs les plus fréquentes lors d’un cunnilingus ?
La première, c’est d’y aller trop fort trop vite. La deuxième, c’est de changer de rythme toutes les dix secondes. Et la troisième, c’est de penser que “plus on en fait, mieux c’est”. Un cunni brouillon, sans écoute, avec une langue rigide et des gestes aléatoires, casse le plaisir. Un bon cunnilingus, c’est simple, progressif et qui écoute son partenaire.
Comment savoir si une femme prend vraiment du plaisir pendant un cunni ?
Son corps ne ment jamais. Respiration plus rapide, bassin qui se rapproche de votre bouche, jambes qui se referment légèrement, gémissements, mains qui s’accrochent à vous ou aux draps… tout ça, ce sont des signes clairs. Si elle vous guide, vous retient ou vous dit de continuer, c’est encore plus évident. Et si elle jouit, vous le saurez sans aucun doute possible.
Que faire si ma partenaire est très sensible ou n’aime pas certaines sensations ?
Certaines femmes ont un clitoris extrêmement sensible et n’aiment pas la stimulation directe prolongée. Dans ce cas, on passe autour, on utilise moins de pression, on varie avec les lèvres, le souffle, ou on fait des pauses. Et surtout, on écoute ce qu’elle dit ou montre. Un cunnilingus réussi, ce n’est pas appliquer une technique universelle, c’est s’ajuster à votre partenaire, à ce moment précis.
